| Éboulements
et glissements de terrain: La gravité à l'oeuvre |
"Entre onze et onze heures et demie ce matin, une partie du cap, située vis-à-vis des magasins du Roi, dune largeur denviron deux arpents (360 pieds), sest éboulée, avec un fracas épouvantable, emportant avec elle le mur des fortifications, sur les maisons qui bordaient la rue Champlain en cet endroit."
Cest ainsi quun journal de lépoque a décrit léboulement du 17 mai 1841. Trente personnes périrent et six maisons furent détruites à la suite de cet événement, lun des plus catastrophiques quait connu la région de Québec.
Les talus quon observe au pied de la plupart des pentes démontrent bien luniversalité des éboulements, glissements de terrain ou mouvements de masse. Ces phénomènes géologiques opèrent à toutes les échelles et ce, tant sur la terre que dans les océans. Ils représentent une forme importante dérosion. En effet, les roches sont toutes soumises aux intempéries dès quelles sont mises en contact avec lair. Quand lHomme sinstalle au pied des falaises, il le fait à ses risques.
| L'éboulement
de la terrasse en 1889 Les éboulis ont fait à maintes reprises les manchettes des journaux à Québec depuis les années 1700. Cest le quartier Champlain, au pied du cap Diamant qui a été le plus touché. |
Photo courtoisie: La Société historique de Québec
| Au nord de Québec,
le parc de la Jacques-Cartier offre plusieurs exemples
spectaculaires dun autre type de glissement de
terrain : les glissements pelliculaires. Ceux-ci se produisent dans des pentes abruptes, de plus de 35°, quand la mince couche de débris ou de sol qui recouvre le roc est mise en mouvement. Ces glissements sont causés lorsque le sol dans la partie supérieure de la pente devient saturé en eau. Ils laissent de longs couloirs de quelques dizaines de mètres de largeur dénudés de toute végétation. |
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